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Dans notre société hautement
technologique et à grande mobilité, on peine à imaginer les trésors
d'imagination qu'il fallait autrefois pour permettre aux hommes,
aux idées et aux oeuvres de circuler.
Si les hommes voyagent beaucoup plus que nous ne l'imaginons aujourd'hui,
la circulation des oeuvres en musique prend plusieurs "chemins
", dont celui qui nous occupe aujourd'hui : la transcription.
Tous les plus grands compositeurs s'y sont adonnés, sans que quiconque
n'y voit la marque d'un plagiat. Quand Bach emprunte certains
thèmes à Vivaldi, il lui rend hommage de la plus belle manière
qui soit. L'Art de Transcrire, qui est le sous-titre de ce programme,
permet aux musiciens de faire entendre dans toutes les cours d'Europe
la musique nouvelle qui est en train de s'écrire, même si l'on
ne dispose pas d'un orchestre complet. Giovanni Battista Cimador
(1761-1805), enthousiasmé par les symphonies de Mozart réalisa
ainsi des transcriptions pour sextuor à cordes des symphonies
Prague et Jupiter, et l'Orchestre de Chambre de Toulouse vous
en propose aujourd'hui sa propre version pour orchestre à cordes,
sur instruments d'époque. Impossible de dire quelle fut la dernière
exécution publique de ces partitions qui appartiennent au fond
toulousain. A n'en pas douter, il s'agira pour le public d'une
découverte. Vous pensiez tout savoir sur Mozart? L'Orchestre de
Chambre de Toulouse et Giovanni Battista Cimador vous invitent
à redécouvrir "Axnadeus ", 1' "Aimé des Dieux".
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